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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 12:10

 

Circulaire de rentrée

 

La refondation de l’École de la République est une politique globale qui comprend la loi

d’orientation et de programmation, actuellement examinée par le Parlement, et toutes les

autres mesures relevant de réformes et de dispositions non législatives. Dès la rentrée

scolaire 2013 et tout au long des prochaines années, il s’agit d’accomplir les évolutions

souhaitées pour renouer avec la promesse républicaine de la réussite pour tous.

Confrontée à de profondes inégalités sociales et territoriales, l’École ne parvient pas à

assurer pleinement ses missions. Les résultats des élèves sont, dans certains domaines,

inférieurs à ce qu’ils devraient être. Les écarts se creusent entre les élèves ayant les

meilleurs résultats et ceux, de plus en plus nombreux dans les familles les plus défavorisées,

qui obtiennent les résultats les plus faibles.

L’effort collectif doit donc porter sur les fondements mêmes du système éducatif, dans

toutes ses composantes.

Après des années de réduction des emplois, la refondation de l’École consiste d’abord à

réinvestir significativement dans les ressources humaines. Pour cela, il est mis un terme aux

suppressions d’emplois : tous les départs définitifs d’enseignants seront remplacés et 60 000

postes seront créés sur la durée du quinquennat. Ces nouveaux moyens permettront, d’une

part, de rétablir une véritable formation initiale pour les enseignants et, d’autre part, de

servir la priorité donnée au premier degré. Ils permettront également, dans les collèges, de

mettre en place des dispositifs pédagogiques adaptés à l’hétérogénéité des publics accueillis.

Enfin, des créations d’emplois d’autres personnels sont prévues, notamment pour mieux

accompagner les élèves en situation de handicap et ceux présentant des besoins éducatifs

particuliers. S’agissant de la rentrée 2013, ce sont 6 770 équivalents temps plein (ETP)

d’enseignement qui seront créés dans les écoles et les établissements scolaires publics.

Mais des moyens supplémentaires ne peuvent produire leurs effets que s’ils coïncident avec

une évolution en profondeur des pratiques professionnelles et une amélioration significative

du bien

‐être à l’école. La refondation est donc bien, dans sa définition même, une réforme

pédagogique majeure, qui fait de la qualité le coeur de ses enjeux : qualité de la formation

des personnels, qualité du contenu des enseignements, qualité des organisations et des

dispositifs scolaires, qualité des pratiques pédagogiques, qualité des apprentissages, qualité

de vie des élèves durant leur scolarité, qualité de la relation avec les familles et l’ensemble

des acteurs de la réussite éducative.

Enfin, la refondation de l’École est aussi une méthode, fondée sur la concertation, le

dialogue social et la confiance. Elle repose sur la mobilisation des équipes de terrain et

l’accompagnement du changement autour des grands axes qui fourniront le plan de cette

circulaire :

mettre en place une nouvelle formation initiale et continue aux métiers du

professorat et de l’éducation et faire évoluer les pratiques pédagogiques ; donner la

priorité à l’école primaire pour assurer l’apprentissage des fondamentaux et réduire

2

les inégalités ; faire entrer l’École dans l’ère du numérique ; faire évoluer le contenu

des enseignements ; assurer la progressivité des apprentissages de la maternelle au

collège (I) ;

permettre à tous de réussir dans le second degré et de s’insérer dans la vie

professionnelle dans les meilleures conditions (II) ;

favoriser la réussite éducative et améliorer le climat scolaire, notamment en

installant pour chacun des acteurs – élèves, familles et personnels – un cadre

protecteur et citoyen dans tous les territoires (III).

I – Les cinq grandes priorités de la rentrée

 

2013

I.1. Reconstruire la formation professionnelle des métiers du professorat et de l’éducation

 

La formation des personnels d’enseignement et d’éducation est la clef de voûte de la

refondation de l’École. Le projet de loi d’orientation et de programmation pose les bases

d’un nouveau système de formation qui permettra l’acquisition, de manière progressive et

intégrée, d’un haut niveau de compétence professionnelle, tant disciplinaire que pratique.

Dans cette optique, la mise en place, dès la rentrée, des

Écoles supérieures du professorat

et de l’éducation

 

(ESPE), placées sous la responsabilité de l’ensemble des universités d’une

académie, associera pleinement les services académiques comme les praticiens de

l’éducation nationale.

La création des ESPE et la mise en oeuvre des masters à vocation professionnelle « Métier de

l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF) requièrent la participation active

des personnels de l’éducation nationale pour compléter l’équipe pédagogique des ESPE et

assurer une partie des activités de formation (enseignement, tutorat, etc.). Les interventions

des formateurs de terrain, inspecteurs, professeurs, personnels de direction, sont à ce titre

essentielles. Une convention annuelle entre les ESPE et l’académie formalisera les actions et

les moyens qui concourent conjointement à la formation des enseignants (organisation des

stages, échanges de services, moyens mis à disposition, formation continue, etc.). Par

ailleurs, les académies s’attacheront à offrir les meilleures conditions de stage possibles aux

étudiants des masters MEEF afin qu’ils puissent profiter pleinement de la formation

alternée, tant à l’ESPE qu’au contact de professionnels confirmés.

Favoriser l’accueil, l’accompagnement et la formation des futurs professeurs

 

La qualité des dispositifs d’accueil, d’accompagnement et de formation des futurs

professeurs est indispensable pour restaurer l’attractivité du métier d’enseignant. Ainsi, en

lien avec la semaine d’accueil des professeurs stagiaires lors de la rentrée, les académies

organiseront un accueil spécifique pour les étudiants admissibles aux concours qui

exerceront une activité d’enseignement durant leur deuxième année de master. Leur

accompagnement et leur formation professionnelle feront l’objet d’une attention d’autant

plus grande de la part des académies, en association avec les ESPE, qu’ils n’auront pas pu

bénéficier de la réforme de la formation initiale des enseignants. Un accueil spécifique devra

également être réservé aux étudiants relevant du dispositif des emplois d’avenir professeur.

La mobilisation des personnels accompagnant les futurs professeurs sera déterminante, qu’il

s’agisse des maîtres

‐formateurs, des conseillers pédagogiques, des tuteurs, mais aussi des

3

directeurs d’école, des chefs d’établissement, des inspecteurs territoriaux et l’ensemble des

équipes pédagogiques.

Relancer la formation continue des personnels

 

Pilotée par les services académiques, la formation continue des enseignants associera l’ESPE

comme opérateur privilégié, de façon à renforcer les liens entre les enseignants

‐chercheurs

et les praticiens et à faire bénéficier les personnels de l’éducation nationale des apports de

la recherche. Les ESPE participeront notamment à la formation d’un vivier de formateurs

académiques qui sera élargi et renouvelé au cours des prochaines années. Ces personnesressources

seront mobilisées pour favoriser le déploiement d’actions de formation au plus

près des lieux d’exercice des enseignants (circonscriptions, bassins, établissements). Des

formations communes entre enseignants du premier et du second degrés seront

encouragées, dans le cadre d’un plan académique global intégrant les deux niveaux, afin de

renforcer le pilotage, la cohérence et la lisibilité de l’offre de formation sur l’ensemble de

l’académie.

Comme le prévoit la circulaire n° 2013

‐019 du 4 février 2013, les professeurs des écoles

suivront neuf heures de formation professionnelle continue dans le cadre de leurs

obligations réglementaires de service, effectuées, pour tout ou partie, sous la forme de

sessions de formation à distance sur des supports numériques.

Développer les formations en ligne

 

Un « Campus numérique » donnera accès, dès la rentrée, à toutes les ressources et à tous

les parcours de formation disponibles qui pourront être utilisés par les acteurs impliqués

dans les animations et les formations comme par les personnels eux

‐mêmes. La formation

en ligne, associant accompagnement en présentiel et formation à distance, permettra de

renouveler et d’élargir les modalités de formation, d’offrir un nombre accru de ressources et

de resserrer les liens entre formation initiale et formation continue. Aux côtés des ESPE qui

développeront leurs modules et leurs ressources de formation en ligne, les académies

auront recours au dispositif Pairform@nce pour produire leurs propres parcours et surtout

pour déployer les formations en ligne dans le cadre de la formation continue des

enseignants, et plus particulièrement des professeurs des écoles. Ces derniers pourront

accéder, dès le mois d’octobre, à des modules de formation à distance spécialement conçus

à leur intention et offrant un large éventail de ressources.

I.2. Rénover en profondeur l’enseignement du premier degré

Redéfinir les missions de l’école maternelle

 

Prochainement redéfinie comme un cycle unique, spécifiquement centrée sur le

développement affectif, social, sensoriel, moteur et cognitif de l’enfant, l’école maternelle

proposera une pédagogie adaptée à l’âge des enfants pour les préparer de manière

progressive aux apprentissages fondamentaux dispensés à l’école élémentaire et jouer le

rôle majeur qui doit être le sien dans la prévention des difficultés scolaires et la réduction

des inégalités. A ce titre, les enseignants de grande section et de cours préparatoire auront

4

des échanges sur les acquis des élèves à l’issue de l’école maternelle et sur les besoins

spécifiques des élèves bénéficiant d’aménagements particuliers de scolarité.

En favorisant un meilleur accès au langage pour les enfants qui en sont le plus éloignés dans

leur cadre de vie quotidien,

la scolarisation avant l’âge de trois ans  (circulaire n° 2012‐202

du 18 décembre 2012) peut constituer une chance pour l’enfant, lorsqu’elle correspond à

ses besoins et se déroule dans des conditions adaptées. Elle sera développée en priorité

dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé, que ce soit dans les zones

urbaines, rurales et de montagne, comme dans les départements et régions d’outre

‐mer. 3

000 emplois seront consacrés à cette priorité durant la mandature.

Faire évoluer les pratiques pédagogiques à l’école primaire

 

L’acquisition des savoirs fondamentaux reste l’objectif premier de l’école primaire. Il s’agit

de conduire chaque élève à la maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences

et de culture. Au total, 7 000 emplois seront consacrés au renforcement de l’encadrement

pédagogique dans les écoles difficiles et participeront ainsi à l’amélioration des résultats

scolaires à l’école élémentaire au cours des quatre prochaines années.

Comme le prévoit la circulaire n° 2012

‐201 du 18 décembre 2012, le dispositif « plus de

maîtres que de classes »

 

permettra, dès la rentrée 2013, dans les secteurs les plus fragiles,

d’accompagner des organisations pédagogiques innovantes, afin de prévenir les difficultés et

d’aider les élèves à effectuer les apprentissages fondamentaux indispensables à une

scolarité réussie. L’action des enseignants spécialisés exerçant dans les réseaux d’aides

spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) ne se confond pas avec celle du dispositif « plus

de maîtres que de classes », mais pourra développer des complémentarités avec ce dernier.

Particulièrement précieuse, l’expertise des enseignants spécialisés doit être mieux valorisée.

Une concertation sur l’aide aux élèves en difficulté est menée pour améliorer la

coordination, la cohérence et l’efficacité des interventions des différents professionnels.

Dans ce cadre, le rôle des RASED, qui retrouveront toute leur place auprès des équipes

pédagogiques des écoles, sera amené à évoluer.

Pour tenir compte de l’évolution des effectifs d’élèves, améliorer le remplacement ainsi que

les dispositifs « scolarisation des enfants de moins de trois ans » et « plus de maîtres que de

classes », 3 000 équivalents temps plein seront créés dans le premier degré dès la rentrée

scolaire 2013.

Au

‐delà même de ces créations d’emplois, les directeurs académiques des services

départementaux de l’Education nationale s’attacheront à améliorer la cohérence entre les

objectifs pédagogiques et la gestion des ressources humaines. Les IEN veilleront, en

concertation avec les équipes pédagogiques, à la prise en charge des classes de cours

préparatoire par des professeurs expérimentés.

Enfin, dès son installation, le nouveau conseil supérieur des programmes s’attachera en

priorité à réécrire les programmes de l’enseignement élémentaire en cohérence avec le

nouveau socle de connaissances, de compétences et de culture

.

Respecter les rythmes des enfants

 

5

La réussite des élèves à l’école primaire dépend aussi des conditions dans lesquelles se

déroulent les apprentissages. Il est donc nécessaire d’instaurer un

équilibre entre le temps

scolaire et le temps périscolaire

 

. Le projet éducatif territorial (PEDT) est l’outil de

collaboration locale qui peut rassembler l’ensemble des acteurs et permettre ainsi

d’organiser des activités périscolaires prolongeant le service public d’éducation et en

complémentarité avec lui (circulaire interministérielle du 20 mars 2013). Le temps scolaire

est, tout particulièrement pour les plus jeunes, un temps d’éveil progressif à la connaissance

et à la culture, à l’épanouissement de la personnalité, qui doit s’articuler avec d’autres

temps éducatifs pour construire, dans l’intérêt de l’enfant et de l’élève, un parcours éducatif

cohérent et de qualité. La nouvelle organisation du temps scolaire à l’école primaire

(circulaire n°2013

‐07 du 6 février 2013) vise précisément à mieux respecter les rythmes

d’apprentissage et de repos des enfants, en instaurant une semaine scolaire plus équilibrée,

organisée sur neuf demi

‐journées, avec un allègement de la journée d’enseignement. Les

activités pédagogiques complémentaires

 

(APC) seront organisées dans toutes les écoles.

Elles se substituent à l’aide personnalisée, et visent soit à aider les élèves lorsqu’ils

rencontrent des difficultés dans leurs apprentissages, soit à les accompagner dans leur

travail personnel ou leur proposer toute autre activité prévue par le projet d’école. Dans les

écoles qui n’ont pas choisi la semaine de quatre jours et demi à la rentrée prochaine, on

veillera à regrouper les APC sur des plages horaires suffisamment longues pour assurer leur

efficacité pédagogique, sans amputer le temps de pause méridienne.

Préparer de nouveaux dispositifs d’évaluation

 

La présente année scolaire est une année de transition dans l’attente de la réorganisation

des cycles d’enseignement et de la mise en place de nouveaux dispositifs d’évaluations

nationales. Pour cette année 2013, les évaluations de fin de CE1 et de fin de CM2 sont des

outils pédagogiques utilisés librement par les maîtres, destinés à aider les écoles dans leurs

choix pédagogiques pour mieux faire réussir les élèves. Ces évaluations seront utilisées

uniquement dans les écoles et ne donneront lieu à aucune remontée des résultats. Pour

l’année scolaire 2013

‐2014, de nouvelles modalités seront fixées, une fois que la structure

des cycles aura été décidée, sur la base des propositions du conseil supérieur des

programmes.

I.3. Faire entrer l’École dans l’ère du numérique

 

Dans une société où la production et la transmission des connaissances sont radicalement

bouleversées par les technologies numériques, l’École doit prendre la mesure de ces

transformations et accompagner tous les élèves dans l’acquisition et la maîtrise des

compétences numériques. Elle doit aussi, grâce aux outils numériques, développer des

pratiques pédagogiques attractives, innovantes et efficaces, offrant au système éducatif un

véritable levier d’amélioration.

Le

développement des formations au numérique  constituera un moyen essentiel pour

favoriser le déploiement des usages dans les classes ; il devra faire partie de la formation

initiale et continue dispensée par les ESPE.

6

Pour favoriser ces évolutions, un

service public du numérique éducatif  est instauré afin de

créer les conditions d’une action globale, concrète et durable en faveur du développement

des usages par les élèves.

A moyen terme, il s’agira de mettre en place de

nouveaux services numériques . A la rentrée

2013, ils concerneront les apprentissages fondamentaux et l’accompagnement personnalisé.

Le développement des téléservices et la poursuite de la généralisation des espaces

numériques de travail (ENT) dans les académies, en étroite collaboration avec les

collectivités locales, assureront notamment une implication plus forte des parents dans le

cadre des établissements.

Partenaires du service public du numérique éducatif, les collectivités devront être

pleinement associées à la définition et à la mise en oeuvre académique de la stratégie

numérique. A cet effet, une

instance de dialogue  réunira dans chaque académie les acteurs

départementaux et régionaux en charge du numérique.

La mise en oeuvre de la stratégie numérique reposera sur la

mobilisation des académies  qui

coordonneront leurs actions dans un projet numérique académique et créeront ainsi une

dynamique auprès des écoles, des établissements et des personnels.

I.4. Atteindre des objectifs ambitieux de réduction du décrochage scolaire

 

La lutte contre le décrochage scolaire constitue un enjeu majeur pour la cohésion sociale et

l’équité du système éducatif. Une politique volontariste et efficace dans ce domaine repose

sur un pilotage fort, aux niveaux national et académique comme dans les établissements. La

mobilisation de toute la communauté éducative, en lien avec les collectivités locales et les

représentants du monde professionnel, devra permettre, à terme, de proposer une solution

à chaque jeune en situation de décrochage.

Pour la rentrée 2013, ce sont 20 000 jeunes décrocheurs que l’on devra aider à s’inscrire

dans un parcours de réussite et, ainsi, à reprendre une formation ou à construire un projet

professionnel. Le partenariat noué avec l’Agence du service civique y contribuera. Un

réseau « formation qualification emploi »

 

(FOQUALE) doit être constitué sur le territoire de

chaque plate

‐forme de suivi et d’appui aux décrocheurs pour fédérer l’offre de solutions de

l’éducation nationale. Parmi les ressources susceptibles d’être mobilisées, les possibilités

d’accès aux structures innovantes de raccrochage (micro

‐lycée, lycée nouvelle chance,

collège lycée élitaire pour tous, pôle innovant lycéen, etc.) seront développées, avec

l’objectif de proposer au moins une structure par académie.

Pour faire reculer le phénomène du décrochage, il convient de répondre à un double

impératif : développer les solutions proposées aux jeunes décrocheurs et prévenir en amont

les risques du décrochage. L’ensemble des personnels des collèges, des lycées et des CIO

doivent être sensibilisés à leur rôle déterminant pour favoriser la persévérance scolaire et le

bien

‐être à l’école. Il s’agit de redonner aux élèves les plus en difficulté le goût de l’école et

de mieux les accompagner dans la préparation de leurs choix en matière d’orientation, en

leur proposant éventuellement un tutorat . Les enseignants devront être mieux associés au

repérage des signes annonciateurs du décrochage, notamment l’absentéisme. Dès la rentrée

7

scolaire, un

référent « décrochage scolaire »  sera désigné dans chaque établissement public

local d‘enseignement connaissant un fort taux d’absentéisme. Sous l’autorité du chef

d’établissement, il sera chargé de la coordination des actions de prévention du décrochage,

des relations avec les parents des élèves concernés et, le cas échéant, de l’aide au retour des

décrocheurs dans les établissements.

Pour les élèves en rupture plus profonde avec les exigences de la vie scolaire, en risque de

déscolarisation ou en voie de marginalisation, une démarche d’aide et d’accompagnement

personnalisé sera proposée dans le cadre des dispositifs relais (classes, ateliers, internats).

Ceux

‐ci permettront une prise en charge éducative plus globale, au sein d’un établissement

scolaire (voir aussi III. 4).

Afin d’améliorer la transition entre le collège et le lycée, les

processus d’orientation  seront

revisités pour faciliter la construction de parcours individuels d’information, d’orientation et

de découverte du monde économique et professionnel. L’orientation, notamment en fin de

troisième, devra être améliorée pour n’être plus vécue comme une orientation subie mais

comme un choix réfléchi et assumé. La possibilité de laisser aux parents le choix de la voie

d’orientation en fin de troisième sera expérimentée dans quelques académies à la rentrée

2013.

I.5. Développer l’éducation artistique et culturelle (EAC)

 

Puissant levier d’émancipation et d’intégration sociale, l’éducation artistique et culturelle

participe pleinement de la lutte contre les inégalités sociales, culturelles et territoriales. La

mise en place d’un parcours d’éducation artistique et culturelle pour chaque élève, tout au

long de la scolarité, de l’école primaire au lycée, lui permettra, grâce aux enseignements et

aux actions éducatives, de faire l’expérience de pratiques artistiques de plus en plus riches,

d’acquérir des repères culturels de plus en plus complexes et de se familiariser avec les

oeuvres d’art pour devenir un spectateur averti et critique. Pour garantir la cohérence d’un

tel parcours, notamment entre l’école et le collège, les approches pédagogiques devront

être diversifiées, en recourant davantage à la démarche de projet et aux partenariats. Une

circulaire précisera le contenu et les modalités d’organisation de ce parcours.

II

 

‐ Une année de transition pour le collège et le lycée

 

Sous réserve des choix que fera le Parlement, la loi d’orientation et de programmation pour

la refondation de l’École de la République devrait renvoyer à des dispositions réglementaires

la définition des cycles d’enseignement, celle du socle commun de connaissances, de

compétences et de culture, ainsi que les conditions de certification à la fin du collège. Le

Conseil supérieur des programmes émettra des avis et fera des propositions sur ces points

fondamentaux pour une organisation cohérente de l’ensemble de la scolarité obligatoire. Il

se prononcera aussi sur l’évolution des programmes de l’ensemble du cursus scolaire.

Compte tenu du temps nécessaire à l’élaboration de ces dispositions nouvelles, les choix qui

présideront à l’évolution du collège ne pourront être arrêtés qu’en 2014.

8

S’agissant du second cycle, un bilan des réformes engagées en 2009 (lycée professionnel) et

2010 (lycée d’enseignement général et technologique) sera réalisé à la fin de l’année 2013,

avant de mettre à l’étude les transformations nécessaires.

Pour le collège comme pour le lycée, l’année scolaire 2013

‐2014 sera donc une année de

transition, dans l’attente des réformes à venir, transition qui devra être mise à profit pour

approfondir l’analyse des difficultés rencontrées et pour amorcer, de façon cohérente et

concertée, les évolutions souhaitables.

Dès cette année, un effort de création d’emplois sera réalisé dans le second degré, en

priorité pour le collège, à hauteur de 3 770 équivalents temps plein (ETP). Il sera en partie

consacré au renforcement des moyens de remplacement.

II.1. Rénover le collège unique : offrir des réponses pédagogiques différenciées pour

garantir à tous les élèves l’acquisition du socle commun

 

Chargé de garantir à tous les élèves, à l’issue de la scolarité obligatoire, la maîtrise du

socle

commun de connaissances, de compétences et de culture

 

, le collège unique devra renforcer

ses liens avec l’école élémentaire pour favoriser la progressivité des apprentissages et

améliorer la

transition entre l’école et le collège.

 

Prévu dans le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école

de la République,

un conseil école‐collège , à vocation exclusivement pédagogique, sera

progressivement mis en place au cours de la prochaine année scolaire. Il permettra de

préfigurer le futur cycle d’apprentissage associant le CM2 et la 6

ème, disposition également

présente dans l’annexe du projet de loi.

Dans l’attente des prochaines décisions, les établissements veilleront à poursuivre

l’évaluation des acquis du socle, grâce à une nouvelle version simplifiée du

livret personnel

de compétences

 

, pour l’école comme pour le collège. Les conditions d’attribution du

diplôme national du brevet

 

(DNB) demeurent inchangées. Le bilan des acquis du socle

pourra aussi s’appuyer sur les évaluations en classe de cinquième, qui seront poursuivies,

exclusivement pour les collèges qui le souhaitent. Elles permettent d’établir très tôt un

diagnostic pour chaque élève et, ainsi, de déclencher ou ajuster des modalités

d’accompagnement jusqu’à la troisième.

Proposer des réponses pédagogiques

différenciées , en fonction des besoins des élèves, est

une exigence à laquelle le collège doit répondre. Chaque élève doit pouvoir trouver en son

sein une solution adaptée à sa situation personnelle, notamment s’il est en situation de

difficulté scolaire : il s’agit d’accorder une attention bienveillante à chaque élève et de

mobiliser toute l’équipe pédagogique et éducative, notamment dans le cadre du conseil

pédagogique pour l’accompagner sur un chemin personnalisé de réussite et lui permettre de

révéler son potentiel. Il convient d’écarter toute forme de relégation et d’orientation

précoce. C’est la raison pour laquelle toutes les formes d’alternance sont à présent

proscrites pour les élèves de collège de moins de 15 ans, et notamment les dispositifs

d’alternance en classe de quatrième qui avaient été introduits par la circulaire n°2011

‐127

9

du 26 août 2011. Le

« dispositif d’initiation aux métiers en alternance » (DIMA)  doit

êtreréservé exclusivement aux élèves ayant 15 ans révolus.

Les chefs d’établissement et les équipes pédagogiques accorderont la plus grande attention

au suivi des élèves en grande difficulté. Les dispositions du projet de loi en cours d’examen

au Parlement ne modifient en rien la situation des sections d’enseignement général et

professionnel adapté (

SEGPA) comme des établissements régionaux d’enseignement

adapté (EREA)

 

, dont les fondements juridiques, l’organisation et les missions sont

maintenus.

Pour accompagner tous les élèves et lutter efficacement contre les inégalités sociales,

culturelles et territoriales, le collège devra redonner du sens à la notion de parcours et

l’inscrire dans un cadre renouvelé. A partir de la rentrée 2013, outre le parcours d’éducation

artistique et culturelle (voir I. 5.), sera progressivement construit le

« parcours

d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel »

 

.

Ce parcours permettra aux élèves, dans une approche d’éducation à l’orientation dynamique

et cohérente sur l’ensemble de leur scolarité, d’élaborer progressivement un projet

personnel, fondé sur une connaissance du monde économique et professionnel, ainsi que

des voies de formation et des métiers. Une circulaire précisera le contenu de ce parcours.

Les

classes de troisième préparatoires aux formations professionnelles , dites « Prépa‐pro »,

qui se sont substituées depuis la rentrée 2011 aux troisièmes à module de découverte

professionnelle 6 heures, sont conservées. Les aménagements particuliers du parcours des

élèves déjà mis en place, au titre du premier alinéa de l’article D.332

‐6 du code de

l’éducation, de type « dispositifs relais » ou « parcours individualisés », pourront aussi être

maintenus, dans l’attente d’un nouveau cadrage de ces aménagements.

La

maîtrise des langues vivantes  est aussi un facteur de la réussite scolaire. Elle sera facilitée

par le lien renforcé entre l’école et le collège et le recours aux outils numériques.

L’expérimentation visant à laisser davantage de liberté aux établissements volontaires dans

la répartition des heures d’enseignement de langues se poursuivra.

II.2. Permettre à tous les élèves du lycée de réussir pour favoriser leur poursuite d’études

dans l’enseignement supérieur et leur insertion dans la vie professionnelle

 

Les réformes engagées en 2009 et 2010 vont permettre d’appréhender, à la session 2013 du

baccalauréat, les résultats des élèves sur la totalité d’un cycle de formation. Le premier

trimestre de l’année scolaire 2013

‐2014 devra donc être l’occasion de dresser un bilan

quantitatif et qualitatif, aux niveaux national et académique, des premiers effets de ces

réformes pour envisager ensuite les axes sur lesquels la refondation devra porter.

Une attention particulière devra être portée à la valorisation des parcours de formation

professionnelle afin de rendre ceux

‐ci plus attractifs et de diminuer sensiblement les sorties

en cours de cursus. Des parcours pédagogiques personnalisés spécifiques doivent être mis

en oeuvre afin d’accompagner les jeunes jusqu’à l’obtention d’un diplôme professionnel.

Dans ce cadre, les

résultats au baccalauréat , qui ont notamment connu une baisse en voie

10

professionnelle à la session 2012, doivent d’ores et déjà être améliorés dans toutes les séries

et spécialités. Les observations sur la mise en oeuvre de l’accompagnement personnalisé et

des stages (passerelles ou de remise à niveau) soulignent la nécessité de veiller à la

cohérence entre ces dispositifs et les besoins des élèves. Les recteurs devront s’assurer que

les inspecteurs pédagogiques (IA

‐IPR et IEN ET‐EG) sont mobilisés aux côtés des enseignants

des lycées pour les aider dans ce travail. Ces efforts doivent permettre une amélioration des

résultats aux examens, dans l’attente de mesures de simplification des modalités de

certification au baccalauréat professionnel, dans le cadre des concertations à venir. Dans ce

cadre, il convient de ne pas oublier les résultats au diplôme intermédiaire dans les cursus de

baccalauréat professionnel, qui permet d’assurer à tous un diplôme minimum et de lutter

contre les sorties sans diplôme.

Les dispositifs de personnalisation des parcours devront également être conçus pour

favoriser une meilleure transition vers l’enseignement supérieur et permettre de mieux y

réussir pour les élèves des séries générales et technologiques comme pour ceux des séries

professionnelles. Parmi ces derniers, des aménagements dans la scolarité de terminale

pourront être envisagés. A cet effet, l’accompagnement personnalisé notamment pourra

être consacré à préparer à l’enseignement supérieur et les rythmes des périodes de

formation en milieu professionnel pourront être aménagés. L’inscription des titulaires de

baccalauréats professionnels et de baccalauréats technologiques, respectivement en STS et

en IUT, sera favorisée sur la base de quotas d’accès fixés par les recteurs, selon des

modalités qui seront ultérieurement précisées.

Chaque académie devra engager une action forte pour

faire mieux connaître et valoriser la

voie professionnelle

 

, en partenariat avec les conseils régionaux. Cette action pourrait

notamment se traduire par l’identification, à terme, d’au moins un

campus des métiers et

des qualifications par académie, qui donnera lieu à un appel à projet spécifique

 

. Symboles

de la qualité des enseignements et des formations et de la compétitivité économique de la

région, les campus des métiers regrouperont sur un lieu unique et autour de lui des acteurs

divers, dans un partenariat renforcé de formation : les lycées professionnels ou polyvalents

(qui peuvent être des lycées des métiers), des centres de formation d’apprentis, des

établissements d’enseignement supérieur, des organismes de formation initiale et continue,

des entreprises et des laboratoires de recherche.

Les travaux sur la carte des formations professionnelles, en anticipation des modifications

introduites par le projet de loi sur la refondation de l’école de la République, devront donner

lieu à un travail de concertation renforcée et permanente avec les Régions.

Sous la responsabilité des recteurs, la mise en oeuvre en classe terminale des séries STMG et

ST2S rénovées devra se dérouler dans un cadre permettant de favoriser la réussite des

élèves et d’accompagner les professeurs, sur le plan de l’organisation des enseignements,

des programmes et de la réussite aux nouvelles épreuves. L’attention portée aux classes de

STI2D et aux classes de STL ces dernières années, et qui a permis une progression des

effectifs à la rentrée 2012, devra être maintenue compte tenu du manque d’étudiants dans

les filières de l’enseignement supérieur technologiques et scientifiques.

11

Enfin, une nouvelle dynamique doit être insufflée à la participation des élèves à la vie de leur

établissement. Le rôle des

conseils de la vie lycéenne  devra notamment être mieux reconnu,

et leur consultation sur des aspects importants de la vie de l’établissement (emplois du

temps, accompagnement personnalisé et tutorat, gestion du foyer, etc…) devra être assurée,

conformément aux textes officiels en vigueur.

II

 

‐3 Relancer la mission de formation continue de l’éducation nationale

 

Garantir à chaque élève le

droit à la formation et à l’éducation tout au long de la vie : telle

est l’ambition formulée par la refondation. L’école de la République doit offrir à tous les

jeunes la possibilité d’acquérir une formation initiale de qualité et, ainsi, de s’insérer dans la

vie économique et sociale. Mais il lui appartient aussi de relever les défis nouveaux du

monde socio

‐économique, en lien étroit avec les collectivités territoriales : au premier chef,

celui de faire évoluer les qualifications et de développer de nouvelles compétences, pour

lutter efficacement contre le chômage et l’exclusion.

Acteur majeur de la formation des adultes, le ministère de l’éducation nationale doit

prendre toute sa part dans l’accompagnement des évolutions professionnelles. Le pilotage

de la mission de formation continue sera renforcé et permettra ainsi au

réseau des Greta de

se développer en s’adaptant aux nouvelles conditions économiques, juridiques et sociales,

en complémentarité de la formation initiale, dans une logique d’éducation et de formation

tout au long de la vie.

III

 

‐ Favoriser la réussite éducative

III.1. Relancer l’éducation prioritaire

Malgré les efforts des personnels exerçant dans les écoles et les établissements de

l’éducation prioritaire, les écarts entre les élèves qui y sont scolarisés et les élèves des écoles

et établissements hors éducation prioritaire tendent à se creuser. Pour répondre à un

impératif de justice sociale et faire en sorte que la réussite des élèves soit une réalité dans

tous les territoires, la politique d’éducation prioritaire doit être repensée de manière

ambitieuse. Elle fera donc l’objet d’une évaluation nationale qui associera l’ensemble des

acteurs et partenaires concernés. Des assises de l’éducation prioritaire seront réunies à

l’automne 2013.

Pour autant, l’éducation prioritaire devra bénéficier d’une attention particulière dès la

rentrée 2013

 

. Les établissements les plus en difficulté devront continuer à être soutenus par

des moyens importants. L’affectation de personnels expérimentés et motivés est un objectif

prioritaire. La mise en place de modalités de travail individuelles et collectives et

d’organisations pédagogiques adaptées aux besoins des élèves devra être encouragée,

notamment pour faciliter l’articulation entre l’école et le collège, puis l’ouverture sur le

lycée. Les équipes d’inspecteurs et des correspondants académiques éducation prioritaire

(ECLAIR et RRS) seront mobilisées pour favoriser le soutien et l’accompagnement des

équipes de terrain.

12

III.2. Faire en sorte que les dispositifs favorisant la réussite éducative bénéficient d’abord à

ceux qui en ont le plus besoin

Depuis 2008, des dérogations peuvent être demandées à la règle de l’affectation au collège

ou au lycée correspondant à la zone de desserte, dans la limite des places disponibles, après

avis d’une commission et sur décision du DASEN, lesquels se prononcent sur le fondement

de sept critères énumérés dans la circulaire n° 2008

‐42 du 4 avril 2008.

Afin d’introduire dès à présent plus d’équité dans l’affectation des élèves, les directeurs

académiques des services de l’éducation nationale ne traiteront plus prioritairement les

demandes de dérogation formulées sur la base du motif « parcours scolaire particulier », qui

servent trop souvent à éviter l’établissement de secteur. Les demandes à examiner en

priorité restent, d’une part, celles des élèves en situation de handicap et nécessitant une

prise en charge médicale importante, d’autre part, celles émanant de boursiers au mérite ou

de boursiers sociaux. Les demandes liées à des rapprochements de fratrie ou de proximité

de l’établissement seront désormais examinées elles aussi avant celles relatives à des

« parcours scolaires particuliers ». Cette modification de l’ordre des critères de dérogation

ne doit toutefois pas s’opérer au détriment de la continuité des parcours pédagogiques

linguistiques entre l’école et le collège.

Ces dérogations font d’ailleurs actuellement l’objet d’une réflexion globale, afin de garantir

la mixité sociale des établissements, en particulier ceux les plus exposés aux phénomènes

d’évitement.

De la même manière, pour favoriser la réussite de chacun, tous les internats, dans leur

diversité, doivent proposer l’excellence scolaire et éducative aux élèves accueillis. Ils sont

accessibles prioritairement aux élèves relevant de l’éducation prioritaire et de zones

urbaines sensibles (ZUS). Les établissements qui ont un internat doivent inclure dans leur

projet d’établissement un projet pédagogique et éducatif pour les élèves internes.

III.3. Mieux scolariser les élèves en situation de handicap et les élèves à besoins éducatifs

particuliers

La loi du 11 février 2005 a permis de développer rapidement la scolarisation en milieu

ordinaire d’une majorité des enfants et des adolescents en situation de handicap. C’est à

présent une approche plus qualitative qui doit être privilégiée pour construire une École

inclusive, ouverte à tous, en améliorant l’accueil et l’accompagnement des élèves et la

formation des acteurs.

Les

projets personnalisés de scolarisation (PPS), proposés par les maisons départementales

des personnes handicapées (MDPH), seront déclinés au plan pédagogique au sein des écoles

et des établissements scolaires. L’évaluation des besoins des élèves en situation de handicap

s’appuiera sur le GEVA

‐Sco, outil dématérialisé d’échange avec les équipes pluridisciplinaires

des MPDH. Un dialogue raisonné entre les MDPH et les départements, à partir d’indicateurs

partagés, permettra d’améliorer l’équité territoriale en matière d’accompagnement. 350

emplois d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) supplémentaires seront créés à cet effet à la

rentrée de septembre 2013.

13

Les

projets des classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) et des unités localisées pour

l'inclusion scolaire (ULIS)

 

feront partie intégrante du projet de l’école ou de l’établissement

qui les accueille. Plus largement, chaque projet d’école ou d’établissement devra consacrer

un volet à l’inclusion des élèves en situation de handicap.

Le troisième plan autisme devra favoriser, le plus tôt possible, la scolarisation des élèves

présentant des troubles envahissants du développement, pour mieux adapter leur parcours

scolaire à leurs besoins. Pour ce faire, des unités d’enseignement seront progressivement

déployées au sein de certaines écoles maternelles, afin de favoriser un accompagnement

éducatif et comportemental précoce, en partenariat avec les établissements et services

médico

‐sociaux. 30 de ces unités d’enseignement pilotes seront installées pour la rentrée

2014.

Les

enfants allophones nouvellement arrivés et les enfants issus des familles itinérantes et

de voyageurs

 

devront aussi pouvoir être progressivement intégrés en classe ordinaire. Trois

circulaires relatives aux nouvelles missions des centres académiques pour la scolarisation

des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus des familles itinérantes et

de voyageurs (CASNAV) précisent les modalités de cet accueil.

Enfin, une attention particulière devra être accordée aux

élèves intellectuellement précoces

(EIP), pour qu’ils puissent également être scolarisés en milieu ordinaire. A cet effet, dès la

rentrée 2013, chaque enseignant accueillant dans sa classe un élève intellectuellement

précoce aura à sa disposition sur Eduscol un module de formation à cette problématique.

III.4. Installer un cadre protecteur et citoyen pour les élèves et les personnels

Élément central du pacte républicain, l’École est non seulement un lieu d’apprentissage mais

aussi un lieu de vie qui doit préparer les élèves à leur vie de citoyen et favoriser le « vivre

ensemble » par l’acquisition des valeurs républicaines.

En complément des enseignements, en particulier d'histoire

‐géographie, d'éducation civique

et d’éducation civique, juridique et sociale, les

actions éducatives mises en oeuvre dans ce

domaine doivent contribuer à développer chez les élèves l’engagement et l’autonomie

nécessaires à la construction d’une citoyenneté responsable. Les

référents académiques

« mémoire et citoyenneté »

 

, récemment désignés par les recteurs, assureront la

coordination et le suivi, dans les académies, des différentes actions menées par l’éducation

nationale et ses partenaires dans ce domaine, et encourageront le développement

d’initiatives locales.

La politique éducative s’inscrit dans le cadre global et cohérent de la politique

gouvernementale mise en oeuvre depuis la rentrée 2012 et doit

combattre toutes les formes

de discriminations

 

, qui nuisent à la cohésion sociale et à l’épanouissement de chacun

comme individu et comme citoyen. En la matière, trois priorités ont été identifiées : la lutte

contre le racisme et l’antisémitisme, la lutte contre l’homophobie et la promotion de

l’égalité entre les filles et les garçons.

14

L’École doit trouver des solutions adaptées et mesurées pour

lutter contre l’absentéisme

scolaire

 

, dans le cadre des nouvelles conditions fixées par la loi n° 2013‐108 du 31 janvier

2013 abrogeant les dispositions législatives relatives à la suspension des allocations

familiales et au contrat de responsabilité parentale. Pour ce faire, l’accent devra être mis sur

l’accompagnement des familles. Il s’agit d’améliorer le dialogue entre les parents d’élèves et

l’ensemble de la communauté éducative, dans une approche de coéducation, et de

renforcer la réactivité de tous les services dans la mise en oeuvre des mesures de soutien aux

parents et des mesures éducatives et pédagogiques. En cas de persistance du défaut

d'assiduité, un personnel d’éducation référent sera désigné par le directeur d’école ou le

chef d’établissement pour suivre les mesures mises en oeuvre au sein de l'établissement

d'enseignement au bénéfice de l’élève concerné.

Un

climat scolaire serein est indispensable au bon déroulement des apprentissages et, plus

largement, au bien

‐être des élèves et des personnels. Face à des problématiques complexes,

il est donc nécessaire d’apporter des réponses diversifiées, de manière à avoir une action à

la fois rapide et de long terme. Les équipes d’établissement, renforcées pour certaines par la

mise en place des

assistants de prévention et de sécurité, devront se mobiliser autour de

certains axes de travail en particulier : la gestion de situations de crise, la prévention du

harcèlement et des violences sexistes entre élèves, l’action sur le climat scolaire. Un

nouveau cadre règlementaire va être élaboré afin de supprimer l’automaticité des

procédures disciplinaires.

Des documents d’appui seront diffusés aux écoles et des outils proposés aux établissements

du second degré afin de favoriser une réflexion sur les punitions et les sanctions, et de

prévenir les exclusions.

Les dispositifs relais de l‘académie seront enrichis par des

internats relais (voir aussi I. 4.)

destinés à des élèves relevant de l’obligation scolaire, dont le comportement (absentéisme

persistant, exclusions par mesure disciplinaire, etc.) signale un risque de décrochage. La

scolarisation en internat devra leur permettre de bénéficier d’un accompagnement

individualisé jusqu’à la reprise d’un parcours de formation. Ces nouveaux internats ont

vocation à se substituer aux établissements de réinsertion scolaire (ERS).

Favoriser la réussite éducative, c’est envisager l’enfant ou l’adolescent dans sa globalité.

C’est pourquoi l’École a aussi pour responsabilité la

promotion et l’éducation à la santé et

l’

éducation aux comportements responsables. Elle contribue au suivi de la santé des élèves

et a également vocation à réduire les inégalités. Les questions sociales et de santé doivent

donc pouvoir être traitées en son sein et en lien avec ses partenaires, si nécessaire ; des

solutions doivent pouvoir y être amorcées et un suivi réalisé. Les

professionnels sociaux et

de santé

 

, de même que les enseignants et l’équipe éducative dans son ensemble,

disposeront d’outils pour identifier les signes de mal

‐être chez les jeunes. Cette

sensibilisation de tous les personnels au sein des établissements permettra, d’une part, de

prévenir le décrochage scolaire et, d’autre part, d’oeuvrer en faveur du bien

‐être des élèves

à l’École. Dans cette perspective, 50 emplois d’assistants sociaux seront créés à la rentrée

2013. Les missions des personnels de santé (médecins et infirmiers), et des assistants

sociaux vont faire l’objet d’une actualisation concertée pour garantir un meilleur suivi social

et de santé des élèves en cohérence avec les politiques de santé publique et de prévention

mises en place au plan national.

15

Pour contribuer à la lutte contre les violences et les stéréotypes de genre et, plus largement,

permettre à chacun de se forger une attitude responsable, l’École doit promouvoir dès

l’école primaire

l’éducation à la sexualité, qui fait partie des programmes. Pour cela, un

groupe de travail a été mis en place sur le sujet. Il fera des propositions pour améliorer cet

enseignement indispensable.

La généralisation de l’

éducation au développement durable est renforcée par l’inscription

des thèmes et des enjeux du développement durable dans les programmes d’enseignement

et dans l’offre de formation, la production de ressources pédagogiques et les projets

d’écoles et d’établissements. Les politiques nationales issues de la Conférence

environnementale sont prises en compte par l’éducation nationale, en particulier grâce à la

multiplication des partenariats nationaux et régionaux. Les « démarches globales de

développement durable des écoles et des établissements » feront l’objet d’une grande

attention dans les académies, en raison de leur dimension territoriale.

Au

‐delà de ses bénéfices en matière de santé, le sport scolaire joue aussi un rôle

fondamental dans l’accès des jeunes aux sports et, plus largement, à la vie associative et au

développement du lien social, notamment dans les zones ou quartiers défavorisés. En

favorisant le dépassement de soi, l’esprit d’équipe, la confiance en soi et la

responsabilisation, en valorisant des valeurs de fraternité et de respect, le sport scolaire

contribue à la cohésion des écoles et des établissements scolaires. Le sport scolaire est le

trait d’union entre l’éducation physique et sportive et le sport fédéral. Il est la continuité de

l’enseignement de l’EPS, il devra être encouragé.

III.5. Améliorer le dialogue entre l’École, ses partenaires et les familles

1) Renforcer les partenariats

L’éducation revêt bien d’abord un caractère national, mais les

collectivités territoriales, qui

financent 25 % de sa dépense, jouent aussi un rôle déterminant dans le bon fonctionnement

du système éducatif.

Le projet de loi d’orientation et de programmation prévoit que les

contrats d’objectifs des

établissements

 

pourraient devenir tripartites, en associant la collectivité de rattachement si

celle

‐ci le souhaite. Ainsi, chacun pourrait préciser ses engagements pour améliorer la

réussite des élèves d’un établissement et l’action menée gagnerait en cohérence, au service

d’une École plus performante dans ses missions et plus ouverte sur ses territoires.

Dans le même esprit, le

dialogue de gestion et de performance avec chaque académie

organisé tous les ans au niveau national permettra de mettre en perspective les premières

mesures de refondation de l’École en tirant un bilan de la rentrée 2013.

Les

contrats d’objectifs entre l’administration centrale et les académies seront signés et

évalués périodiquement. Ils permettront de mieux apprécier, sur une période de quatre ans,

les résultats des élèves et, plus largement, l’ancrage des mesures nouvelles dans les écoles

et les établissem

ents.

16

Outre les collectivités territoriales, de nombreuses

associations contribuent à la mise en

oeuvre de la politique éducative grâce à leur expertise dans certains domaines pédagogiques

et éducatifs. Le système éducatif doit pouvoir continuer à s’appuyer sur ces

partenariats.

2) Mieux associer les parents à la réussite scolaire et éducative

Renforcer le lien entre l’École et les familles

 

et mieux prendre en compte notamment les

situations de vulnérabilité et de grande pauvreté constituent des leviers efficaces pour lutter

contre les inégalités et construire l’École de la réussite de tous les élèves, dans une

perspective de coéducation.

Pour cela, des

« espaces parents », lieux dédiés aux rencontres individuelles et collectives,

seront progressivement mis à leur disposition dans les locaux scolaires, en lien avec les

collectivités territoriales. Des actions de

soutien à la parentalité seront conduites au sein

des établissements ou à l’extérieur, avec le concours des membres des équipes éducatives,

pour renforcer les partenariats avec les parents et leurs associations.

Conduites en partenariat avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), les

actions éducatives familiales

 

(AEF) seront développées, en faveur des parents en situation

d’illettrisme ou de grande fragilité linguistique. Lancé en janvier 2013, leur déploiement dans

50 départements devra permettre à ces adultes de se rapprocher de l’écrit, d’acquérir des

compétences de base et de changer leur regard sur l’École, tandis qu’il offrira dans le même

temps à leurs enfants la possibilité de prendre confiance en eux et de se sentir soutenus et

accompagnés dans leur travail scolaire. Plus largement, ce déploiement est en cohérence

avec la

« grande cause nationale 2013 » : en attribuant ce label à la lutte contre l’illettrisme,

le Premier ministre marque la volonté du Gouvernement de faire en sorte que chacun puisse

acquérir les compétences fondamentales nécessaires pour accéder au savoir, à la culture, à

l’emploi, à la formation professionnelle et à l’épanouissement personnel, et pour participer

pleinement à la vie démocratique.

Enfin, la lutte contre les inégalités et la construction d’une École ouverte à tous exige de

réaffirmer certains principes. Ainsi, l’accès à la

restauration scolaire, quand celle‐ci existe,

est un droit. Il ne peut être établi aucune discrimination selon les situations familiales,

géographiques ou de revenus.

Plus largement, il s’agit d'accorder une

attention particulière aux parents les plus éloignés

de l'institution scolaire

 

. La crise économique qui touche durement de nombreuses familles

en situation de grande précarité doit conduire les équipes pédagogiques des écoles et des

établissements à limiter la demande de fournitures individuelles au strict nécessaire.

3) Construire une École ouverte sur le monde

L’ouverture de l’École doit dépasser le seul cadre national pour se tourner vers l’

échelon

européen et international

 

. L’École crée les conditions d’intégration des élèves, citoyens et

futurs professionnels, dans le monde qui les entoure. En ce sens, chaque élève devrait

pouvoir réaliser au cours de sa scolarité une mobilité dite « apprenante » dans le cadre d’un

partenariat scolaire, d’un stage ou d’un séjour à l’étranger. La mobilité virtuelle sera

17

favorisée, notamment dans le cadre de la généralisation de l’apprentissage d’une langue

vivante dès le cours préparatoire. Toute action permettant de valoriser notre système

éducatif ou de s’inspirer des pratiques innovantes des partenaires étrangers sera

encouragée. Sur ces questions, les délégués académiques aux relations européennes,

internationales et à la coopération (DAREIC) sont des interlocuteurs privilégiés.

III.6. Mettre l’innovation au service de la refondation

La refondation implique des évolutions profondes du système éducatif ; pour réussir, cellesci

doivent être accompagnées. L’innovation, démarche de conduite du changement et

d’accompagnement des nouvelles organisations et des nouvelles pratiques, peut y

contribuer. Il s'agit d’aider les acteurs de l'École, à tous les niveaux, dans leur

développement professionnel, de mutualiser les expériences et de développer des

ressources sur les grandes thématiques de la refondation.

Dans ce cadre, les

conseillers académiques en recherche‐développement, innovation et

expérimentation

 

(CARDIE), grâce à leur position transversale au sein de l’académie, assistent

les recteurs pour le pilotage pédagogique renouvelé qu’appelle la refondation, notamment

dans le premier degré. Ils sont des interlocuteurs privilégiés des équipes d’école et

d’établissement.

Un

Conseil national de l’innovation pour la réussite éducative est créé auprès du ministre

de l’éducation nationale et de la ministre déléguée, chargée de la réussite éducative.

Composé notamment de représentants des services académiques (recteurs, DASEN, CARDIE)

et d’acteurs de terrain, il a pour mission d’impulser l’esprit d’innovation en matière de

réussite scolaire et éducative et de proposer des orientations en ce sens, de faire recenser,

évaluer et diffuser les pratiques innovantes de terrain les plus pertinentes. Il animera, avec

la Direction générale de l’enseignement scolaire qui le pilote, le réseau des CARDIE. Il

remettra aux ministres un rapport annuel sur ses travaux et propositions.

Conclusion

 

:

La refondation de l’École repose sur une stratégie ambitieuse et dispose des moyens

humains nécessaires à sa mise en oeuvre. Cet effort global est un investissement pour

l’avenir de notre pays. Pour produire tous ses effets, cette réforme appelle la mobilisation de

tous, dans un esprit d’unité autour d’objectifs partagés, de confiance en la capacité de notre

système éducatif à évoluer, et d’action au service de la jeunesse et de la Nation tout entière.

Le ministre de l’éducation nationale La ministre déléguée à la réussite éducative

Vincent PEILLON George PAU

‐LANGEVIN

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 09:29

Petit document de 7 pages, très complet pour faire le point : http://www.ac-nice.fr/ia83/images/fichiers/maternelle/document_sieste-1.pdf

 

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 07:45

AFE

Je mets à jour ma liste :

 

-Les langues et culture d'origine à l'école (ELCO)

-projet d'école et PE remplaçant en CP

-le droit des parents (cas de parents divorcés)

-les valeurs de l'école (une classe part en classe de mer)

-cas d'un enfant dys multiple

-cas d'un enfant handicapé en moyenne section avec AVS

-l'argent et le fonctionnement de l'école

-dégradation d'une école durent un weekend

-les évaluations

-les jeux dangereux

-qu'est ce qu'une bonne classe ? Quelles sont les pratiques qui font le mieux réussir les élèves ?

-emploi du temps de GS

-emploi du temps de CP

-piscine à l'école et religion (laïcité)

-l'aide personnalisée

-sécurité et risques majeurs

-le partenariat

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 08:43

J'ai à peu près fait le tour de mes livres AFE (Hatier que je trouve pas top, Nathan, Hachette que j'adore et Pass Foucher pas top).

Du coup, je fais un maximum de sujets rédigés, afin de mettre toutes les chances de mon côté pour ne pas être surprise le jour J. Voici les sujets que j'ai traités pour m'entrainer :

 

-Les langues et culture d'origine à l'école (ELCO)

-projet d'école et PE remplaçant en CP

-le droit des parents (cas de parents divorcés)

-les valeurs de l'école (une classe part en classe de mer)

-cas d'un enfant dys multiple

-cas d'un enfant handicapé en moyenne section avec AVS

-l'argent et le fonctionnement de l'école

-dégradation d'une école durent un weekend

-les évaluations

-les jeux dangereux

-qu'est ce qu'une bonne classe ? Quelles sont les pratiques qui font le mieux réussir les élèves ?

-emploi du temps de GS

-emploi du temps de CP

-piscine à l'école et religion (laïcité)

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:31

Dans le cadre d'un sujet d'AFE, j'ai travaillé ce sujet et je vous suggère de lire ce document :

 

http://media.eduscol.education.fr/file/ASH/90/4/guide_scolariser_eleves_sourds_et_malentendants_142904.pdf

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:24

composition_conseil_ecole-copie-1.jpg

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 09:11

Le projet d’école 

 

Depuis la loi de 1989, chaque école doit élaborer collectivement un projet d’école.

 

Projet d’école = mise en œuvre spécifique des objectifs nationaux. Il traduit les données nationales en stratégies locales en fonction des particularités de l’école. Il s’agit d’atteindre des objectifs nationaux mais en mettant en œuvre des moyens réalistes tenant compte des contraintes locales.

Il est établi pour 3 ans (avec avenants si besoin), il est voté en conseil d’école et validé par l’inspecteur d’académie ou par l’IEN.

 

C’est l’émanation d’une volonté collective des partenaires de l’école. C’est un outil indispensable au fonctionnement de l’école, en étroite relation avec ses différents partenaires, en particulier les parents.

 

Il confère une large autonomie aux équipes péda pour adapter leurs actions aux réalités du terrain. Cela se fait dans le respect du cadre national fixé par les programmes. Elle se concrétise dans l’élaboration de tout projet pédagogique concernant une ou plusieurs classes de l’école.

 

Aucun moyen financier ne peut être obtenu s’il n’est pas inscrit dans le projet d’école.

Ce projet établit un contrat entre l’école et les autorités académiques hiérarchiques. On ne peut pas dire que le projet d’école définit les objectifs péda de l’école Ces objectifs sont définis par des txt officiels au niveau national et ils ont force de loi.

Elaboration du projet d’école :

-1. Le constat : état des lieux, points forts/faiblesse de l’école

-2.Identification des contraintes et des ressources

-3.Définition d’objectifs concrets et réalistes

-4. Programmation d’un calendrier de réalisation des actions avec des échéances précises pour les différentes phases du projet.

-5.Mise en œuvre des actions en direction des élèves et le plus possible avec eux.

-6.L’évaluation du projet, ou de chacune de ses composantes, au niveau de la définition des objectifs.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 07:57

Les rythmes scolaires 

 

  1. L’organisation du temps scolaire

Sujet qui fait débat dans la société. Cela concerne les vacances (notamment gdes vacances) et aussi l’organisation de la journée et de la semaine des écoliers.

Cette organisation concerne les élèves, leurs familles mais cela concerne aussi les intérêts économiques (tourisme et loisirs).

Depuis la 3ème République, les rythmes ont évolué :

-les jours de classe par semaine sont passés de 5 à 4 ;

-les horaires hebdomadaires de 30 à 24h ;

-les semaines de vacances de 9 à 16.

Les élèves de l’école primaire ont classe pendant 144 jours (4 jours par semaine pendant 36 semaines).La moyenne euro est de 185j. Les écoliers fr sont ceux qui ont la journée de classe la plus longue avec un nombre de jours scolaires parmi les plus bas d’Europe.

Des chrono biologistes proposent de moduler l’horaire de classe en fonction de l’âge des élèves.

Il ne devrait pas dépasser 21h30 jusqu’au CE2 et n’atteindre 24h qu’au collège.

                 2. L’année scolaire

      Le rythme idéal des vacances devrait être de 2 semaines de vacances après 7 semaines de classe. Une coupure ne doit pas se limiter à une seule semaine, sino les enfants ne récupèrent pas et ne se reposent pas.

                    3. La semaine

          La semaine scolaire a bcp évolué au cours de ces 20 dernières années. Il semblait naturel de faire une coupure au milieu de la semaine (jeudi puis mercredi depuis 1972).

          Plusieurs semaines ont été expérimentées :

          -la semaine de 4 jours : lundi, mardi, jeudi, vendredi. Le temps de classe manquant du fait de la suppression du samedi matin est récupéré sur les petites vacances ou en avançant la rentrée.

          -la semaine de 4 jours et demi : en déplaçant le samedi matin au mercredi matin (cela permet d’harmoniser la semaine du primaire sur celle du collège).

          A la rentrée 2008, le ministère a officiellement supprimé la classe le samedi matin et ramené la durée hebdomadaire de classe pour les élèves de 26 à 24 heures. Pour les PE, 2h sont consacrées à l’aide personnalisée, destinée aux élèves en difficulté.

           

          4.  La journée

          Les journées des élèves peuvent être très chargées. Pour certains : garderie, classe, cantine, classe, garderie.

          Depuis 2008, l’organisation de l’aide perso a posé d’importants problèmes à l’école. Le mercredi matin ayant été exclu, on augmente la durée de travail quotidienne pour les élèves en difficultés. Dans bcp d’endroits, cela se passe sur le temps repas. Cela ne favorise pas la concentration des élèves pour les activités de l’après-midi.

          Cf conférence sur les rythmes scolaires.

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          29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 07:05

          à connaître : Le référentiel de compétences et capacités caractéristiques du PE

           

          Principes généraux

          Le professeur des écoles est un maître polyvalent, capable d'enseigner l'ensemble des disciplines dispensées à l'école primaire.

          Il a vocation à instruire et éduquer de la petite section de maternelle au CM2.

          Il exerce un métier en constante évolution.

          Le professeur des écoles doit être capable d'enseigner à tous les niveaux de l'école primaire

          Il doit posséder une culture générale lui permettant de maîtriser les grands concepts relatifs aux disciplines enseignées à l'école maternelle et élémentaire (espace. temps. démarche scientifique. système de numération. fonctionnent de la langue...) et. bien entendu, maîtriser clairement les connaissances de base des langages fondamentaux (orthographe, expression écrite, mécanismes opératoires, proportionnalité...)

          Il doit être capable d'initier ses élèves à une langue vivante, étrangère ou régionale.

          Il doit nécessairement posséder des connaissances et des outils d'enseignement relatifs toutes les disciplines qui sont au programme des écoles (français, mathématiques, sciences et technologie, histoire et géographie, éducation civique, éducation artistique, éducation physique et sportive).

          Il doit mettre au service de cet enseignement une connaissance du développement de l'enfant et des processus d'apprentissage.

          A cet effet, il doit connaître parfaitement les étapes du développement de l'enfant, avoir une bonne connaissance des principales théories et des modèles d'apprentissage, et être en mesure de repérer. d'analyser les difficultés individuelles les plus courantes et d'y remédier.

          Le professeur des écoles doit être capable d'enseigner dans une classe

          Il doit savoir créer une dynamique de classe et l'exploiter pour développer toutes les potentialités des élèves :

           •faire de l'élève un acteur des projets de classe

           •développer les aspects sociaux : entraide, coopération. écoute de l'autre…

          Il doit évaluer et gérer les apprentissages des élèves :

           •utiliser des techniques de classe (du tableau à la BCD, en passant par l'ordinateur)

           •savoir choisir un manuel et justifier ce choix

          •analyser les besoins

           •établir une progression

           •associer l'élève à sa propre progression et expliciter avec lui les objectifs à atteindre

           •repérer des difficultés et des compétences individuelles

           •mesurer des progrès- développer une attitude réflexive sur sa pratique-

           •proposer un accompagnement méthodologique

           •mesurer l'efficacité de son enseignement.

          Il doit savoir définir des exigences pour tous les élèves et s'adapter à leur diversité, par l'élaboration de plans d'action pédagogique diversifiée, en tenant compte des performances et des capacités individuelles :

           •définir les objectifs à atteindre

           •énoncer sa propre stratégie

           •prévoir ses démarches et les supports de l'action

           •estimer la durée

           •élaborer les modalités d'évaluation de l'action

           •communiquer le bilan des opérations.

          Le professeur des écoles doit être capable d'enseigner dans une école

          Il doit assurer la continuité et la cohérence des apprentissages, par un travail en équipe des maîtres, dans le cadre d'un projet d'école et d'un projet de cycle.

          Il doit connaître la place de l'école dans le système éducatif et dans la société.

           •la famille et l'école : l'information des familles, la place des parents à l'école, leur participation à la vie de l'école :

           •le quartier et l'école : la santé, la police, la justice, la sécurité, les associations

           •les collectivités locales : prioritairement la commune.

          Il doit connaître les relations entre l'école et son environnement social, économique et culturel, en vue d'adapter son enseignement à la diversité des classes et des écoles :

           •les autres ordres d'enseignement et en priorité le collège

           •l'administration de l'Éducation nationale, et en priorité ce qui est relatif à l'école (programmes, horaires, instructions officielles, personnel, textes réglementaires...) mais aussi à l'histoire, au fonctionnement du système... 

          Conclusion

          Quelles que soient les situations d'exercice de ce métier, il convient que le professeur des écoles :

           •porte un regard positif sur l'enfant

           •développe une attitude réflexive sur sa pratique

           •donne une dimension sociale au métier d'enseignant.

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